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INTERLOPE

Vendredi 28 mai : 1H07 - Grande Scène

Christmas BellDix ans d’existence au compteur, plusieurs nominations aux Qwartz (Electronic Music Awards), une pléthore d’albums, de remixes et de lives et toujours cette même énergie sismique.

Cette indépendance caractéristique. Cette évocation caustique de notre société.

Cette ouverture d’esprit, hybride et apatride.

Tandem culte parisien de l’électro breakbeat à vocation drum and bass, Interlope revendique haut et fort son statut d’électron libre. Sa liberté de ton, de son et par dessus tout d’improvisation…

Bref rappel des faits.

Paris. Milieu des années 90.

Graphistes, sculpteurs, stylistes et musiciens, entres autres intervenants du spectacle, investissent un hôpital désaffecté de la capitale. Transformé en studios de répétitions et ateliers d’artistes, L'Hôpital Ephémère (ancêtre des actuels Usines Ephémères et Point Ephémère), compte quelques bombes à retardement dont on parle encore aujourd’hui (FFF, Oneyed Jack, Human Spirit, Sriracha, Lofofora, Lt No, etc.).
Rimshot est alors batteur au sein de LT No et Dragongaz, guitariste d’Ultra Orange. En parallèle, ce dernier signe ses premiers beatz hard tek sur le zéro zéro du label Chronobrain (aux côtés de Jeff / Spiral Tribe), flirte avec le label hardcore, Notek Rec et caresse le big beat au sein de Sounds Like Pistols. Le feeling passe entre les deux musiciens rock et un projet de musique électronique se concrétise. Interlope voit le jour en 99.
Premières free parties avec le sound system jungliste Masimas (aux côtés de Willyman, Pushy!, Krak In Dub, Mc Lox, etc.), premiers vinyles maxis signés sur Random Records et Jarring Effect… Interlope ne tarde pas à devenir le fer de lance du breakbeat underground.

Toujours là où on ne l’attend pas, le binôme électronique impose un style à part.
De Jarring Effect à Expressillon (ses deux labels de prédilection) et d’une collaboration à une autre (Oneyed Jack, Hightone, MC Jamalski, MC SK, Watkins Tudor Jones, Black Sifichi, MC Troy, Bad Joke, etc.), Interlope révise son style. Aiguise ses beatz.Christmas Bell

Véritable rouleau compresseur de breakbeat jungle furieusement épidémique sur scène, le duo se veut expérimental et plus down tempo sur ses albums. Les manifestes s’enchainent et ne se ressemblent pas. Tantôt live, épileptiques et uptempo, à l’instar de ses sets ("Chip Jockey vol 1"), tantôt downtempo et ouverts sur d’autres sphères rythmiques ("Talk To The Beat", "Electrified" featuring moult artistes sud africains dont Sibot et MC Totally Rad, rencontrés lors de la tournée du projet "Siphon", "Petits Arrangements Entre Amis", "Reprocessed" et ses 5 remix d’Hightone ou encore "Audioactivisme" avec le guitariste d’Hightone).

Aujourd’hui, c’est avec un second volet du Chip Jockey qu’Interlope percute les bacs. Un Taser d’opus cent pour cent live, aux décharges breakbeat blindées de convulsions drum. La tension de leurs live est palpable, l’improvisation libre de leurs performances, aussi intacte qu’à leurs débuts. Prochaine étape ? Continuer de faire vibrer l’échelle de Richter ici mais aussi ailleurs. Déjà bien esquissée ces dernières années (Afrique du Sud, Canada, Etats-Unis, La Réunion, UK, Allemagne, Espagne, Tchéquie, Suisse, etc.), l’ouverture internationale du dipôle (désormais assisté de la VJette K-KI en live) ne fait que commencer.


Texte : Nat V www.myspace.com/natvdigital

http://www.myspace.com/interlope

http://www.interlope.fr